Accueil Date de création : 11/02/08 Dernière mise à jour : 24/03/09 17:56 / 17 articles publiés
 

Au placard, le squelette  posté le mercredi 12 mars 2008 20:21

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J’avais acheté mon tout premier ordinateur perso, et j’apprenais à m’en servir. La première chose que j’ai voulu faire, c’est essayer de prédéfinir des styles et des mises en forme sur Word… je ne voulais pas avoir à reprendre la présentation de chaque nom, chaque didascalie et chaque phrase de dialogue, comme j’avais dû le faire la première fois. (Mais aussi, je voulais me donner l’impression que l’informatique était un outil parfait pour écrire des scénarios !)

J’ai fini par trouver en tâtonnant, et je me suis attelé à la dure tâche de recopier et modifier pour la énième fois mon scénario. Encore une fois j’ajoutais de nouvelles idées dans le malstrom déjà existant. Mais là, j’en avais eu pas mal qui avaient des conséquences sur toute la longueur du scénario. Des caractéristiques de personnages, par exemple : une fois que vous avez changé le caractère d’un personnage, il faut changer la plupart de ses réactions aux évènements de l’histoire ! Si vous ajoutez un élément de décor, il faut bien qu’il ait une incidence plusieurs fois dans toute l’histoire ! Il faut donc trouver les endroits où poser ces nouvelles informations. C’est extrêmement fastidieux, et c’est la première fois que j’ai pris conscience qu’il me manquait un résumé correct et dense de mon histoire. Une référence, un squelette, la structure du scénario, pour pouvoir en avoir une vision globale, et y apposer mes idées en toute clarté. J’en ai pris conscience, j’y ai pensé, mais je n’en ai rien fait. Pas le temps : y’avait déjà trop de modifications à faire.

J’ai fait mes modifs, j’ai relu mon scénar, je l’ai imprimé et je l’ai rendu. Et mon prof n’a lu que les vingt premières pages. Du moins, c’est là que les traces rouges de ses corrections au stylo se sont arrêtées. Et il a trouvé ça nul. Je crois qu’il m’a mis 13/20, quelque chose comme ça.

J’étais suprêmement déçu.

Encore une fois, ma foi en mes capacités d’écriture a été ébranlée. Notre prof nous a avoué plus tard n’avoir pas été très sérieux dans sa lecture des scénarios… il a admis à demi mot avoir eu beaucoup de travail à faire dans le cadre de sa boîte de prod, et qu’il avait vu un peu trop grand à nous confier des scénarios de long-métrages à rédiger. Autrement dit, il avait bâclé le boulot.

Tant mieux. Ça me laissait encore la possibilité d’espérer.

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