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J’ai fini le traitement au mois d’août 2008. 48 pages, une centaine de scènes, un résumé détaillé qui après maintes modifications a fini par me paraître bien équilibré. Vraiment.
« Vraiment » est un mot qui en général n’a pas une durée de vie bien longue chez moi, surtout s’il est associé à « bien », et qu’il commente mon scénario. Il m’était donc permis de douter de la pérennité de la confiance que j’accorderais à cette version du traitement. Le mieux était d’attendre la fin des vacances pour me remettre au boulot, le relire avec un esprit neuf, et juger si ce « vraiment » restait vrai…
Après quelques vacances calamiteuses, j’ai eu du mal à me replonger dans l’état d’esprit nécessaire pour passer à la continuité dialoguée. Tout recommencer, encore, même si c’était pour développer le traitement en scénario, ça commençait à devenir vraiment difficile. J’ai commencé à reculons, en me disant que je finirai par me reconnecter à l’histoire et que l’écriture suivrait. Ça m’a pris un certain temps, et c’est en m’autorisant à ne pas écrire les scènes dans l’ordre chronologique que je suis parvenu à me raccrocher au train… j’ai commencé à développer selon mes envies, les scènes les plus marquantes, la fin, le début, les pivots dramatiques, les scènes d’action.
En développant les scènes, j’ai pu me rendre compte que souvent, ce qui fonctionnait en version résumée dans le traitement était très long à développer, si bien que mon texte a doublé, puis triplé de volume une fois dialogué. Non pas que je sois un adepte des dialogues à rallonge, loin de là, mais c’est surtout de petits détails insignifiants dans le traitements qui s’avèrent prendre finalement beaucoup de place dans la version finale.
La rédaction de la continuité dialoguée a pris fin début novembre.

